Le cas de Vinokourov s'ajoute à la liste des affaires de dopage qui ont éclaboussé le Tour de France depuis le décès du Britannique Tom Simpson en 1967. Voici un récapitulatif des principales affaires de dopage concernant le Tour de France.
1967: le Britannique Tom Simpson décède sur les pentes du Mont Ventoux pendant le Tour de France. Le dopage s'impose à la Une.
1978: le Belge Michel Pollentier, maillot jaune du Tour, est surpris en flagrant délit de tricherie à l'Alpe d'Huez. Il est exclu sur-le-champ.
1988: l'Espagnol Pedro Delgado est déclaré positif à un diurétique (probenicide), aux effets masquants. Le maillot jaune peut continuer la course. Le produit, qui figure sur la liste du CIO, n'est pas sur celle de l'Union cycliste internationale.
1998: l'ensemble de l'équipe Festina, dont Richard Virenque, est exclu pour dopage organisé. La suite de l'épreuve est rythmée par les descentes de policiers et les auditions de coureurs.
2002: l'épouse de Raimondas Rumsas, troisième du Tour, est arrêtée pour importation illicite de médicaments. Le coureur lituanien est contrôlé positif l'année suivante au Giro.
2005 (août) : des échantillons d'urine de Lance Armstrong du Tour 1999, analysés a posteriori, contiendraient de l'EPO, affirme le quotidien sportif L'Equipe. Armstrong nie.
2006 (juin) : plusieurs favoris (Ullrich, Basso, Mancebo), ainsi que l'équipe Astana de Vinokourov, ne sont pas autorisés à prendre le départ à cause de l'affaire Puerto, un système présumé de dopage sanguin autour du Dr Fuentes.
2006 (juillet) : quatre jours après l'arrivée à Paris, l'Américain Floyd Landis est déclaré positif pour un contrôle intervenu au soir de sa victoire dans l'étape de Morzine. L'affaire est en cours de jugement et le Tour ignore toujours le nom de son vainqueur 2006.